L’hiver approche à grands pas et d’ici peu, le gel s’installera dans plusieurs régions de l’Hexagone. Il est grand temps de prendre soin de votre potager et de le préparer pour la saison froide. Bien qu’il soit en hibernation, votre potager n’arrête pas de vivre. Retroussez vos manches et enfilez vos gants de jardinage. Suivez ces quelques étapes pour cette préparation.Au printemps, vous aurez un sol propre et fertilisé, prêt à être ensemencé et à accueillir de nouveaux plants.
Récolter et protéger les derniers légumes
Procédez à une dernière récolte des légumes de l’automne comme les radis, les bettes les épinards, les fenouils, etc. Examinez chaque plant pour découvrir les quelques légumes restants.
Récolte et conservation
Vous pouvez récolter les légumes racines tels les navets, les carottes, les betteraves rouges, les céleris-raves, les panais, les radis d’hiver et les endives. Vous pouvez également les conserver dans un silo enterré pour les protéger du gel et de la lumière. Les récipients de conservation seront ajourés ou non, mais fermés. Vous avez le choix entre des caissettes en plastique et des cagettes. Elles doivent être isolées les uns des autres et recouvertes d’épaisses couches de paille. L’ensemble du silo sera protégé de la pluie par un couvercle ou par un petit toit.
Conseils pour protéger les légumes
Mettez vos légumestels les poireaux, les panais, les choux pommés d’hiver, les choux de Bruxelles, les choux frisés, les topinambours, les brocolis et les mâches à l’abri du gel, en les butant ou en les couvrant d’une bâche de jardin en PVC. Celle-ci devra être épaisse et étanche. Elle protégera vos légumes, mais ne devra pas les étouffer.
Procéder à un nettoyage profond
Le grand nettoyage se fait le plus souvent à l’automne. Pour cela, il faudra ;
- ramasser les feuilles mortes.
- arracher tous les végétaux morts ou déjà gelés.
- désherber le sol.
Tous ces déchets organiques pourront vous servir de compost pour enrichir la terre durant tout l’hiver.
N’oubliez pas de vidanger toutes les arrivées d’eau extérieures à votre potager, ceci afin de limiter les dégâts que le gel pourrait provoquer.
Travailler la terre efficacement
Dès que vos carrés sont propres, pensez à décompacter rapidement la terre avant l’arrivée de l’hiver. Cette étape permettra d’aérer le sol. Vous pouvez remettre cette corvée au printemps,mais le solest plus souple en automne. Il sera ainsi plus facile à bêcher.
Pour travailler la terre, vous aurez besoin d’une fourche bêche, mais n’allez pas trop loin en profondeur, 10 à 20 cm suffiront pour aérer correctement le sol.
Une autre alternative plus écologique à la fourche bêche est la grelinette ou la biobêche. L’emploi de cet outil évite de bousculer la couche supérieure de la terre qui est riche en microorganismes. Ses longues dents permettent d’ameublir en profondeur la terre tout en épargnant votre dos.

Apporter de la matière organique à votre potager
La terre de votre potager sera fertile si vous étalez dessus du compost ou du fumier.
Fabrication du compost maison
Un compost est un super engrais résultant d’un processus naturel. Tout ce qui est biodégradable (feuilles mortes, épluchures, mauvaises herbes et reste de nourriture 😉 sont transformés par des bactéries et des champignons. Les vers, les mille-pattes, les limaces…, prennent le relais en attaquant les déchets plus solides comme les noyaux ou les cartons.
Le compost permet d’enrichir le sol, car il est une source de matières organiques. Celles-ci ne sont pas destinées au sol, mais servent à nourrir les microorganismes vivants qui l’habitent.
Une couche de compost disposée sur le sol favorise le développement de ces microorganismes et des auxiliaires qui sont indispensables à une terre fertile. Il sera répandu à l’aide d’un râteau et non enfoui sous la terre.
À défaut de compost maison, vous pouvez nourrir le sol avec du fumier bien décomposé ou du fumier déshydraté sous forme de granules.
Utiliser du fumier dans le jardin
Le fumier est riche en matières organiques. Il est composé des déjections animales, de paille ainsi que de déchets végétaux.
Grâce à sa richesse en humus, il permet d’améliorer la terre qui sera plus meuble et donc plus facile à travailler. Elle sera enrichie en microorganismes et sera plus perméable à l’eau et à l’air.
Le fumier frais ne peut pas être utilisé, car il renferme des germes et il peut également brûler les végétaux en se décomposant.
Il est préférable de le composter au préalable pour le débarrasser de tous les organismes pathogènes.
Vous pouvez également le laisser vieillir en tas pendant au moins 6 mois. Déposez-le sur des planches ou des palettes pour que son jus puisse s’égoutter et recouvrez-le de paille ou autre afin de le mettre à l’abri de la pluie.
À l’automne, le fumier sera épandu directement sur le sol à raison de 100 à 300 kg:/ m². Ce sera à renouveler tous les 2 à 3 ans. Vous devrez le laisser en surface, car ce sont les organismes aérobies qui le décomposent.
Il existe différents types de fumiers à choisir en fonction de la nature du sol : argileux, sableux, compact, etc.
Les fumiers chauds sont issus du cheval, de l’âne, du mouton, de la chèvre, de la volaille et du lapin. Ils se dégradent rapidement et sont adaptés aux sols lourds ou argileux.
Les fumiers froids provenant du porc et de la vache se dégradent lentement. Ils sont dédiés aux sols légers, siliceux et calcaires.
Pailler généreusement votre potager
Le paillage sert à :
- Protéger les légumes durant l’hiver.
- Optimiser la prolifération des lombrics. Ceux-ci permettent à l’eau de s’infiltrer plus aisément.
- Drainer et enrichir le sol.
- Empêcher le sol de se geler, car il le garde bien au chaud. À une température extérieure négative, les vers de terre continuent leur travail.
Le paillis doit être d’origine organique. Vous aurez le choix entre des copeaux de bois, de la sciure, de la paille, etc.
Vous l’étalerez par-dessus le compost avec une épaisseur de 5 à 7 cm, voire davantage si vous avez travaillé le sol avec une grelinette.
Votre sol et vos plantes restés en terre seront à l’abri de la pluie, du froid, du vent et de l’érosion de l’hiver. Cette dernière fait perdre tous les minéraux à la terre.
Au printemps, tout ou presque le paillage aura disparu. Il ne vous restera plus qu’à écarter le reste de paillage et vous pourrez planter et ensemencer votre terrain.
Nettoyer vos outils de jardinage
Pour bichonner vos outils, vous aurez à :
- Nettoyer les parties métalliques à l’aide d’un papier de verre afin de retirer la rouille.
- Aiguiser les petits outils comme les serpettes, les sécateurs …, avec une pierre à affûter.
- Aiguiser le tranchant des gros outils (pelle, bêche, etc.) avec une lime à fer ou une meuleuse à disque.
- Passer à l’huile de lin ou une autre huile végétale toutes les parties métalliques afin de les protéger de la rouille.
- Poncer les manches à bois de la fourche, de la serpe et de la grelinette avec un papier de verre fin pour un meilleur confort d’utilisation.
- Huiler ces manchesde l’huile de linafin de prolonger leur durée de vie, de les nourrir et de les protéger de l’humidité.
- Vérifiez également les clous de fixation des manches, resserrez-les ou changez-les si nécessaire.
- Récupérez les piquets, les tuteurs ainsi que les échalas et procédez à un traitement au sulfate de cuivre avant de les ranger.
Ranger soigneusement votre matériel de jardinage
Vous retrouverez avec plaisir vos outils au printemps. Mais en attendant, il serait judicieux de les ranger dans un endroit sec, à l’abri des intempéries et surtout hors de portée des enfants.
Afin d’éviter une accumulation d’humidité et de prévenir l’apparition de la rouille, accrochez vos outils en mettant la partie métallique vers le haut.
Rangez les outils tranchants avec précaution en mettant la partie blessante contre le mur.
